mardi 25 novembre 2014

En chemin elle rencontre... Les artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes. Amnesty Internationnal

Voici une bande dessinée militante qui peut peut-être faire changer certaines mentalités! On y voit notamment le bon franchouillard qui pense que si une fille danse en boite de nuit et qu'elle est ensuite violée, c'est qu'elle l'a bien cherché! Ou un homme qui raconte qu'une femme qui se fait battre par son conjoint pendant des années...c'est "qu'elle aime ça"...
Je vous conseille vivement la lecture de cette BD constituée de courtes histoires de différents scénaristes. 

Et voici quelques chiffres à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes : 
En France, une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint, environ 70 000 adolescentes de dix à dix-huit ans sont menacées d’être mariées de force, entre 55 000 et 65 000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l’être. Chaque année dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l’honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution... Pour que les femmes osent parler, pour briser le silence, pour une prise de conscience et de responsabilité, les artistes, femmes et hommes, se mobilisent pour la défense du droit humain. L'ouvrage bénéficie du soutien d'Amnesty International.

samedi 22 novembre 2014

FRATRICIDE. Une pièce de Dominique Warluzel


Deux frères que tout oppose en apparence, se sont perdus de vue depuis 20 ans car ils n'avaient rien en commun. Leur père  vient de mourir. Fabien et Jean  se retrouvent soudain réunis chez le notaire  pour entendre la lecture du testament de leur père, concernant son héritage. Ce sont deux destins issus d'un même berceau et du même univers. mais deux personnalités fortes, que pourtant tout divise. Voués à à un inéluctable affrontement. Leurs liens de sang et de l'âme, formeront le tissu du combat fratricide qui aura lieu dans l'arène de ce huis clos. 

Fratricide est à la fraternité, ce que le crime est à l'amour. Les souvenirs de l'enfance replongent les deux héros dans un océan de non-dits et de mal-être enfouis. On assiste à un duel musclé dans ce bureau notarial car cet héritage lourd ne semble pas être celui du coeur. Les frères s'adonneront à une joute verbale entre ces deux figures hautes en couleur, ni blanches ni noires, loin de tout manichéisme. 

Très belle pièce dont le dénouement est totalement inattendu.
A voir au Théâtre poche à Montparnasse.

jeudi 13 novembre 2014

L'Homme-dé de Luke Rhinehart




Le personnage principal, psychiatre new-yorkais, est un modèle de réussite. Pourtant, s'apercevant du vide sidéral de sa vie, il décide de confier chacune de ses décisions aux dés, en donnant au résultat  de chaque jet une option que le hasard  choisira. Il en résultera alors sur un joyeux chaos générant des aventures  rocambolesques, peu au goût du FBI et des institutions américaines de la fin des années 60.   Cette farce anarchiste transforme en effet son lecteur en disciple d'un "Livre du Dé" imaginaire.  Bible de l'anticonformisme, L'Homme-dé se lit comme on boirait un élixir de jouvence euphorisant. 


jeudi 6 novembre 2014

Pas pleurer de Lydie salvayre

Le dernier roman de Lydie Salvayre, Pas pleurer, vient d'être récompensé 

par le Prix Goncourt. je m'en réjouis d'autant plus qu'elle avait travaillé en résidence 
pendant 1 année dans la médiathèque où je travaillais. Ce prix est bien mérité!

Le roman de cette auteure française est hanté par la figure de l'écrivain Georges Bernanos 
et la voix de sa propre mère qui lui raconte au soir de sa vie l'insurrection libertaire de 
1936 en Espagne. C'est ,aussi une histoire d'amour impossible entre deux jeunes gens
 issus de milieux sociaux et de clans politiques différents.


lundi 13 octobre 2014

CRUE ET NUE de et avec Eva Darlan

Je vous recommande une très bonne pièce que je viens de voir au théâtre de l'Essaion à Paris. Drôle, grave et féministe à la fois. 
CRUE ET NUE. Textes de et avec Eva Darlan.
Eva Darlan vous emmène avec insolence, drôlerie et férocité à la découverte du corps des femmes et du sien. Tout y passe, les mains, les pieds, les seins, les cheveux et le sexe bien sur. Un spectacle qui donne la pêche, la patate et d’où les hommes ressortiront en regrettant de ne pas être femme.

mercredi 8 octobre 2014

La fin du monde a du retard de J. M. Erre

Attention : ici on est dans le loufoque! Des phrases et des formules à la Desproges, bref, on se régale!
Construit sous la forme d’une course poursuite, La Fin du monde a du retard met en scène Alice et Julius, deux amnésiques qui s’évadent de la clinique psychiatrique où ils sont traités. En effet, Julius s’est donné pour mission de déjouer un terrible complot qui menace l’humanité. Poursuivis par la police, par des journalistes et par de mystérieux personnages de l’ombre, ils iront de péripéties en rebondissements jusqu’à l’incroyable révélation finale.
Comme dans chacun de ses romans, J.M. Erre joue avec les codes d’un univers de la culture populaire. Dans ce nouvel opus, ce sont les thrillers ésotériques à la Da Vinci Code qui servent de terrain de jeu.

Et si ce genre d'humour vous plait, je ne saurais trop vous conseiller Signé Parpot d'Alain Monnier ou, dans un genre un peu différent, mais bien loufoque aussi, La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole!

dimanche 14 septembre 2014

CHERE ELENA. pièce de Ludmilla Razoumovskaïa

 

Photo: D.R. 






CHÈRE ÉLENA

J'ai vu cette pièce formidable au Théâtre Poche, à Montparnasse, que je vous recommande vivement!

Il s'agit d'une comédie dramatique.  La mise en scène est de Didier Long, avec Myriam Boyer, Gauthier Battoue, Julien Crampon, François Deblock et Jeanne Ruff.
Le résumé : Quand Élena invite à entrer chez elle quatre de ses élèves venus lui souhaiter son anniversaire, elle ne se doute pas que se referme sur elle le piège qu'ils lui ont tendus. Son refus d'accepter le marché qu'ils lui proposent transforme leur souhait en exigence et plonge Élena dans une nuit cauchemardesque.
Une intensité monte progressivement et le spectateur est en attente du dénouement.